
L’égalité des genres est un enjeu majeur dans le monde professionnel, et la mixité en est la pierre angulaire. Chez Devoteam, cette conviction s’inscrit au cœur de notre stratégie ESG (Environnemental, Social et Gouvernance), que nous avons nommée VEEP – pour Valeur, Environnement, Éthique, Personnes. Cette stratégie ambitieuse vise à développer la « Tech for Better Change », à contribuer à la neutralité carbone avec des objectifs basés sur la science, et à engager toutes nos parties prenantes dans une démarche durable.
Notre pilier « Personnes » se concentre sur la création d’un environnement de travail épanouissant pour nos collaborateurs, leur permettant de s’engager pleinement et d’évoluer. C’est dans ce cadre que Devoteam oeuvre activement en faveur de la diversité et de l’inclusion, et c’est avec une immense fierté que nous avons participé à la 6ème édition de la Journée Expérientielle « Dirigeantes en réseaux ». Organisé par la Ville de Levallois, cet événement a été l’occasion de croiser les regards et les expériences de femmes dirigeantes, d’expert.e.s reconnu.e.s et de réseaux féminins dynamiques, renforçant ainsi notre engagement envers ces valeurs fondamentales.
Les enjeux de la mixité : Un dialogue essentiel pour l’avenir du travail
La session « Les enjeux de la mixité » a été une session phare de cette journée. Elle a réuni des voix inspirantes et diverses pour explorer les avancées, mais aussi les défis persistants de la mixité en entreprise. Dans un contexte sociétal et géopolitique en constante évolution, cette table ronde a mis en lumière les perspectives à identifier pour un futur professionnel plus inclusif.
Devoteam est fier d’avoir été représenté par Audrey Huvet, Directrice Marketing et Communication France, et Directrice Recherche & Innovation, Diversité et Inclusion & Marketing Responsable. Sa participation, parmi d’autres femmes tout aussi inspirantes, a souligné notre engagement concret en faveur de la diversité et de l’inclusion.
L’événement était animé par Dany Nassif et Nelly Dubout, co-dirigeants de Birds Coaching et Formation, qui ont su créer un espace d’échange riche et stimulant. Parmi les intervenantes figuraient également Sandrine Mazzoleni (Groupe Marie Claire), Nathalie Aiach (Evoluderm), Agnès Lo Jacomo (Chabé), Caroline Chopinaud (Hub France IA), Coranne Bechlem (SAP France), Pascale Roux et Marie Pierre Huré (Medef92), Alice Henault (Loxam), Raphaëlle Lehman Puypéroux et Béatrice Puypéroux (CFLC Groupe), et Claudia Montero (Eurogroup Consulting Groupe).
Mixité en Entreprise : Chiffres, Réalités et Perspectives
Les chiffres sont éloquents. Selon le rapport de l’ONU Femmes, Il faudrait encore 131 ans pour atteindre une véritable égalité des genres. Un constat qui souligne l’urgence d’agir. Bien que le terme « mixité » soit parfois préféré à celui d’ »inclusion » pour les femmes, il est essentiel de maîtriser ses atouts pour faire valoir les compétences et talents féminins en entreprise. La mixité est, après tout, une traduction concrète de l’égalité.

Le MEDEF 92 a partagé un panorama des cheffes d’entreprise. Malgré le fait que les dirigeantes représentent 30% des entreprises françaises, soit un potentiel de plus de 900 000 entreprises employant des salariés, au sein du Mouvement des Entreprises de France, elles ne représentent en moyenne que 18% des membres des conseils d’administration des MEDEF territoriaux. Partant de ce constat, le MEDEF Hauts-de-Seine a décidé de créer son propre réseau Femmes du MEDEF en 2024, afin de mettre en avant ses dirigeantes sur tout le territoire et de réfléchir ensemble à des problématiques pertinentes.
La question des quotas a animé les débats. Si certains y voient une mesure réductrice , d’autres les considèrent comme un « mal nécessaire » pour accélérer l’égalité des chances. L’engagement en entreprise est fort, avec des exemples inspirants de femmes dirigeantes, y compris dans des pays en plein essor où ces politiques sont parfois plus appliquées qu’en France. Il est clair que face aux crises et aux reculs, la résilience, la mobilisation et le soutien mutuel sont essentiels. Comme le souligne Coranne Bechlem de SAP France : « Il faut être résilient face à ces crises et résister face à certains reculs. Ce qui fonctionne, c’est de se mobiliser et de se soutenir. Rester optimiste est le mot d’ordre. Ce sont les femmes et les hommes ensemble qui façonnent l’histoire ! ».
Lever les Freins et Développer le Potentiel Féminin
Les témoignages ont mis en lumière les freins, mais aussi les leviers pour avancer. Même dans des entreprises majoritairement féminines, les stéréotypes peuvent persister, soulignant l’importance d’accompagner les jeunes femmes pour qu’elles trouvent leur place et osent évoluer. La confiance en soi et la liberté de choix sont cruciales, surtout dans des métiers souvent très normés. Le talent n’a pas de genre, et les stéréotypes sont un problème dont les sociétés occidentales doivent se dépêtrer. Un monde où hommes et femmes bénéficient des mêmes droits et opportunités, et où les jeunes construisent leur confiance dès le plus jeune âge, est un objectif partagé.
Dans la tech, les chiffres sont sans appel et soulignent l’urgence d’agir : seulement 25% de femmes dans la tech, 12% dans l’IT (contre 35% en 1982), 11% dans la cyber (contre 20% en 1982) et à peine 10% dans l’IA. Ces données, issues de sources fiables comme Grande École du Numérique et Ritimo, montrent une régression préoccupante.
Dans ces métiers très tech, l’imaginaire renforce le stéréotype.

Audrey Huvet
Directrice Marketing et Communication France – Devoteam
La pénurie d’experts en cybersécurité, avec 350 000 postes vacants en Europe et 25 000 en France, dont seulement 24% sont occupés par des femmes, met en lumière une opportunité majeure. Il est crucial d’ouvrir le secteur des sciences humaines pour anticiper et déjouer les manipulations émotionnelles.
L’importance du reskilling et de la formation est capitale pour encourager les femmes à se diriger vers ces métiers. Devoteam s’associe activement à des écosystèmes inclusifs tels que les associations WomenInTech, CEFCYS, Cyberelles, Tech pour toutes, ainsi qu’à des écoles pionnières comme 42, Eugenia School et Ada Tech School. Des programmes comme SISTA AI soutiennent également cette démarche. Il est crucial de considérer la diversité lors de la programmation car les biais conscients et inconscients peuvent impacter les technologies, comme l’a démontré la mathématicienne Cathy O’Neil, qui a mis en lumière les biais sexistes des algorithmes et leur boucle de rétroaction.
Vers un Avenir Mixte et Inspirant
L’intelligence artificielle, loin d’être un simple domaine technique, se positionne comme un enjeu sociétal majeur. Sa capacité à transformer nos vies rend la question de sa conception et de son déploiement d’autant plus cruciale. Or, la faible représentation des femmes dans les métiers de l’IA (à peine 10%) devrait nous alerter. Pour façonner une IA éthique et exempte de biais, il est impératif que les équipes de conception reflètent la diversité de notre société. Cela commence dès l’école, en déconstruisant les stéréotypes et en montrant aux jeunes filles que les carrières dans l’IA leur sont pleinement accessibles.

Au-delà de l’accès, l’éducation à une utilisation éclairée de l’IA est fondamentale. Les débats ont souligné l’importance de comprendre ses mécanismes, ses limites – notamment en termes de consommation énergétique et de dépendance – et les risques liés à la désinformation. Dans un contexte géopolitique volatile, où la prolifération des fake news est une menace grandissante, former nos jeunes à l’esprit critique face aux contenus générés par l’IA devient une priorité absolue. C’est en cultivant cette conscience collective que nous pourrons garantir une IA au service du bien commun, et non le contraire.
Cette journée a été une source d’inspiration et de motivation. Elle a rappelé que si les défis sont nombreux, la mobilisation collective est la clé. Ensemble, hommes et femmes, nous pouvons bâtir un monde professionnel plus juste, plus équitable et plus performant.
